Bien-être

La seule et unique résolution de l’année : « Cultivons nos forces ! »

Ça y est, nous y voilà ! 2020 est arrivée : nouvelle année, nouvelle décennie.. 

Comme bien souvent, le changement d’année est synonyme de nouveaux projets, de nouveaux objectifs, peut être même de nouvelles résolutions qui, si tout se passe bien, devraient être tenues jusqu’à début février, n’est ce pas ? 

 

Je ne vais pas écrire aujourd’hui un article sur mes nouvelles résolutions, les conseils détox après fêtes, les rituels anti-grise mine et les régimes minceur à base de soupe au choux et de semi-marathon courus tous les deux jours. 

Longtemps j’ai rédigé une liste de ce que je souhaitais faire et/ou devenir à l’occasion de cette nouvelle année. Comme s’il fallait attendre de passer d’une année à la suivante pour décider d’un quelconque changement dans notre vie. Il y a 365 jours dans l’année, je pense qu’on a bien d’autres moments pour se prendre en main et pour décider de notre vie. 

Cette liste, que j’avais l’habitude de rédiger il y a quelques années maintenant, comportait toutes les choses que je devais faire, ou plutôt m’infliger, pour être plus comme-ci, plus comme ça, pour ressembler plus à untel, pour plaire à untel etc. 

Pendant longtemps j’ai cru que pour être une meilleure version de moi-même je devais me concentrer sur ce qui n’allait pas, sur mes défauts : qu’il s’agisse de mon physique, de mon caractère, de ce que j’aimais faire, de ce que je n’aimais pas faire (mais que selon moi j’aurais du aimer, vous me suivez ?). Tout devait être améliorer ! (grosse erreur !)

En fait, j’ai souvent fait en fonction des autres, je pensais qu’ils avaient des attentes à mon sujet et que je me devais d’être à la hauteur. Parfois ces attentes étaient réelles, parfois c’est mon cerveau qui divaguait grave !

La première étape dans mon cheminement a été de comprendre que certaines choses, ou plutôt certains objectifs que je me fixais étaient tout simplement physiquement et physiologiquement impossibles, même avec toute la meilleure volonté du monde (ne me dites pas « Quand on veut on peut ! » je risquerais d’être désagréable avec vous). 

Voici des exemples qui avaient leur place dans mes listes. Certaines femmes comprendront tout à fait, j’en suis certaine, ils sont tirés tout droit de mes journaux intimes des années lycée/jeune adulte en quête d’identité : 

 

 

« Cette année je vais tout faire pour avoir de grandes jambes minces »

Non, je n’aurai jamais de grandes jambes minces. C’est un fait : le thigh gap est un rêve inaccessible (tu parles d’un rêve, franchement on peut trouver mieux à rêver, mais on est tellement bête quand on est jeune). Avec un père qui mesure 1m60 et une mère qui le dépasse de trois centimètres, je partais déjà loin des podiums dans la vie, qu’on se le dise. 

J’ai toujours fait du sport, de la gymnastique (le meilleur sport du monde pour raccourcir ses muscles déjà courts.. ça je l’ai compris après !), des années de volley à jouer libéro (histoire de bien, mais genre bien, muscler les cuisseaux) et je cours depuis 7 ans maintenant. Rien n’y fait, j’ai de grosses cuisses, ok, c’est peut être légèrement modifiable, mais de vous à moi, quand on mesure 1m56, avoir de grandes jambes de mannequin n’est pas un objectif atteignable. Alors soyons raisonnable : mes jambes sont comme elles sont, elles marchent et courent, je pense que ça suffit largement !

 

 

 

« Cette année je veut ressembler à ma copine Julie (ou à la meuf qui plaît à untel) »

Non, je ne ressemblerai jamais à cette copine dont l’IMC avoisine 17,5 et dont la poitrine remplit (naturellement) un 90D. Oui, je pourrais arrêter de manger et me refaire faire les seins, mais je préfère rester en vie et garder 5000 euros pour me payer la nouvelle 208 quand son prix aura baissé, dans à peu près..10 ans !

 

 

« Cette année je veux un regard façon Avril Lavigne »(oui je la cite souvent mais vous ne pouvez imaginer la fan que j’étais)

Non je n’aurais jamais les yeux clairs : mes deux soeurs y ont eu le droit, pas moi. « Oui mais c’est ton côté italienne », tu parles, c’est mon côté italienne de rien du tout, j’ai les yeux quasi noirs, tout petits, c’est comme ça et puis c’est tout. Je vais quand même pas me faire chier à mettre des lentilles tous les jours pour me sentir plus jolie. 

 

« Cette année je vais écouter plus de rap, pour plaire à untel »

Non je n’aime pas ce genre de musique, donc je vais arrêter de me forcer à l’écouter pour faire genre je suis « in », même cette expression est has been… Remplacer les Red Hot par Kid Cudi fait partie de mes plus grandes erreurs d’ado. 

 

 

« Cette année je vais lire ces livres dont tout le monde parle »

Non je ne vais pas me forcer à lire ces livres parce que tout le monde en parle, tout le monde adore, moi j’essaie mais je n’y peux rien, ça ne veut pas. Ça fonctionne avec les films, avec les séries, avec tout en fait. 

 

« Cette année je vais essayer d’être plus douce, plus fille »

Là non plus, ça ne fonctionne pas, ce n’est génétiquement pas en moi donc on va arrêter de se torturer à essayer de s’inventer un côté fille cucu gnangnan qui plait. On passe à autre chose là !

 

 

Bref, vous avez compris de quoi je veux parler.

Longtemps j’ai voulu rentrer dans le moule : physiquement, moralement, et même professionnellement ensuite. 

Je me suis laissée influencée par des gens, par ce qu’ils pensaient de moi et j’ai tenté par tous les moyens d’être différente, de m’améliorer et de tout faire pour devenir ce que je n’étais pas. 

 

« Tu laisses ta fille faire des études d’esthétique après le parcours qu’elle a fait ? Moi je ne pourrais pas ! » C’est tout à fait le genre de réflexion qu’on a faite à ma mère, qu’on m’a faite à moi aussi et qui m’a poussée à faire d’autres études pour dire « hé ho regardez ! J’ai réussi à avoir une licence, un master et un concours, tout ça après un BTS Esthétique, je suis pas si bête hein ! » Eh bien on a vu où ça m’a menée.. merci les gars !

 

Finalement le dernier déclic, et on en vient à la deuxième étape de mon cheminement, est probablement venu lors de ma vie professionnelle, avec cette question qui tournait en boucle dans ma tête : comment en suis-je arrivée là ? ou plutôt, qu’est je ce que je fais là ?

 

Alors que je rédigeais mon mémoire sur la thématique de l’installation d’un espace de bien être en classe, j’ai découvert un livre sur l’éducation positive à l’école. Les chercheurs qui ont mené l’étude à laquelle je fais référence expliquent bien que les enfants ont déjà en eux des préférences pour certaines thématiques : certains seront plus attirés par les maths, d’autres par les lettres (je résume grave là !), cela fait partie de leur personnalité qui est un mélange de leur capital génétique et de leur capital environnemental. La philosophie de cette vision de l’apprentissage est de laisser les enfants développer au maximum ce qu’ils ont déjà au plus profond d’eux mêmes, ce pour quoi ils sont déjà naturellement bons. 

Suite à cette découverte je me suis fait la réflexion suivante : depuis toujours, je me concentre à améliorer ce pour quoi je pêche un peu, pensant devenir ainsi plus forte.. en réalité, depuis le début, j’aurais du me concentrer sur ce qui allait déjà, pour être encore meilleure dans ce pour quoi j’excelle déjà. Vous suivez toujours ? Je vais schématiser.. 

Soit on choisit de voir le verre à moitié plein, soit on choisit de le voir à moitié vide : c’est la même choses quant à notre regard sur nous-mêmes ! Soit on choisit de voir tout ce qui ne va (soit disant) pas, soit on décide de voir tout ce qu’on est/a déjà ! Et pour devenir encore meilleur, on décide de se concentrer sur ce qu’on a déjà de super, pour le faire grandir encore. 

Ça marche a tous les niveaux : au lieu de se concentrer sur ses grosses cuisses et ses petits seins on apprécie et met en valeur ce que l’on a déjà de très bien : un beau regard, de beaux cheveux, une taille de guêpe.. je suis sûre que vous avez une idée. 

Au lieu de se concentrer sur un sujet d’étude qui ne nous convient pas franchement on se concentre sur un sujet qu’on connait déjà parfaitement, qui nous passionne et qu’on peut approfondir encore et encore. 

Dans ce livre d’éducation positive était proposé un lien (dont j’ai déjà parlé ici) pour réaliser un test afin de connaître nos forces. Il est bien expliqué que pour être heureux, en adéquation avec nous-même et épanouis pleinement, nous nous devons de cultiver nos 5 à 8 premières forces. En tout, il y a 24 forces. 

J’ai fait ce test quand j’étais en Master, sans aucune arrière pensée et persuadée de continuer ma carrière de prof. 

Le résultat m’a fait beaucoup réfléchir : ma première force est «  l’appréciation de la beauté et de l’excellence » quand « l’amour de l’apprentissage » et le « travail d’équipe » occupent respectivement la 18ème et 23ème place. 

Vous voulez connaître ma dernière force n’est-ce pas ? 

Ceux qui me connaissent découvriront sans surprise qu’il s’agit du « pardon ». À bon entendeur haha ! 

Personnellement, au lieu de me concentrer sur les choses qui ne sont clairement pas innées chez moi, j’ai fait le choix il y a un peu plus d’un an de me concentrer sur mes 5 premières forces et d’arrêter de me rendre malade à vouloir être ce que je ne suis pas. 

J’ai conscience que mon discours peut paraître cucul aujourd’hui (merde, suis-je devenue cette fille cucul gnangnan dont je parlais tout à l’heure ?) mais le message que je veux faire passer est que nous avons tous un extraordinaire potentiel qui nous est propre. Nous sommes tous constitués différemment, nous avons tous une histoire plus ou moins heureuse qui nous a forgé et nous nous devons de respecter la personne que nous sommes. En cultivant notre personnalité et ses forces, on devient plus fort et surtout une autre vision de la vie s’offre à nous. 

 

Alors en ce début d’année, au lieu du « prêt, feu, go, RÉSOLUTIONS ! »  classique j’aimerais qu’on passe en mode « prêt, feu, go, ACCEPTATION ! », ça nous fera gagner du temps !

Du temps pour cultiver ce qui nous anime, ce qui est naturel pour nous, ce qui nous rend heureux, ce pour quoi nous sommes bons ! 

Ne cherchez pas à être quelqu’un d’autre que vous-mêmes, en vous acceptant tel que vous êtes les gens vous aimeront pour ce que vous êtes vraiment. 

Allé, Kiss, Love, Flex (dédicace à mes soeurs) & bonne année !

Marie. 

4 commentaires

  1. aurore delamare a dit :

    C’est tellement vrai, j’adore ta façon de penser ! Je te souhaite santé, prospérité et bonheur pour cette nouvelle année !

    1. Marie a dit :

      Merci Aurore pour ce gentil commentaire qui me fait très plaisir ! Je te souhaite une douce année, qu’elle t’apporte joie, santé et tout ce dont tu as besoin 🙂

  2. Béatrice a dit :

    Bravo Marie pour cette résolution plus qu’originale et tellement plus salutaire ! Tous mes encouragements t’accompagnent dans ce cheminement vers le bien être.

    1. Marie a dit :

      Merci Béatrice d’être passée me lire et merci évidemment pour ce gentil commentaire 🙂

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