Lectures Inspirantes

Lecture inspirante #2 Les derniers jours de Rabbit Hayes, d’Anna McPartlin

Un roman qui vous ramène à l’essentiel, ça vous dit ? 

« Quel est le rapport avec ton blog ? Avec la beauté ? On ne s’y retrouve plus !»

Laissez-moi vous expliquer ! Vous avez oublié qu’avant la beauté je pense « bien-être » et ensuite « bienveillance » ? C’est écrit sur la bannière ! (cette phrase fait définitivement Spotify..) Et le bien-être, la beauté et la bienveillance passent selon moi par tout un tas de choses : les recettes de cosmétiques maison, les recettes de cuisine saines, les lectures qui nous nourrissent, nous inspirent, les activités qui nous font du bien au corps mais aussi à la tête, les produits de beauté qui mettent des paillettes dans nos vies, les astuces qui nous allègent le quotidien.. Vous voyez un peu ma vision des choses ? C’est un ensemble, ce blog est un ensemble de ce qui m’anime et me permet d’avancer de jour en jour vers une version plus sereine de moi-même. Et puis deuxièmement c’est mon blog, non ? Alors je publie sur les thèmes qui me plaisent, zou ! (Et puis troisièmement, vu la période actuelle, si vous cherchez un peu de lecture pour vous occuper à la maison, ça tombera très bien !)

 

Allé maintenant qu’on est au clair, allons justement à l’essentiel ! 

 

Comme vous le savez peut-être, je viens de passer deux semaines en stage de socio-esthétique à Paris, partagée entre un service d’oncologie et un service de soins palliatifs. N’étant pas une grande fan de la vie parisienne, j’apprécie tout de même dans ce quotidien qui n’est pas le mien, lire dans les transports en commun. Car qu’on se dise, j’aime beaucoup ma petite CLIO mais on passe beaucoup trop de temps ensemble, ce qui me prend en moyenne deux heures par jour pendant lesquelles je pourrais lire à la place par exemple (ou laver mes vitres, ou coudre, ou cuisiner, ou ranger le cabanon, ou repeindre une étagère, ou nettoyer la salle de bain.. quoi ? moi ? Je ne sais pas me poser ? Bref !)

Par conséquent mon charmant amoureux m’a prêté sa liseuse pour que je puisse transporter facilement toutes mes lectures. (Je viens de finir le dernier Michel Bussi, Au soleil redouté, il est génial mais franchement c’est une brique dans le sac !)

Je lui avais donc donné une liste de livres que j’aimerais découvrir. J’ai fait le choix de livres portant sur des thématiques que j’ai déjà (ou que je vais bientôt je l’espère) abordées en cours, des thématiques que j’ai rencontrées en stage ou que je rencontrerai dans ma future vie professionnelle. Qu’il s’agisse de romans ou de véritables témoignages, j’ai envie de me plonger dans des univers qui me sont encore pour la plupart (malheureusement pas tous) inconnus. 

Les derniers jours de Rabbit Hayes, de l’auteure irlandaise Anna McPartlin, était donc le premier roman en haut de ma liste. Je vous l’accorde, à son titre on s’attend tout de suite à une histoire très triste et je vous mentirai si je vous disais que je n’ai pas pleuré.. mais qu’est ce que j’ai pu rire aussi ! Et c’est pour cette raison qu’il me tient à coeur de vous le partager. 

Rabbit, de son vrai prénom Mia, est une femme de 40 ans atteinte d’un cancer du sein. Suite à une mauvaise chute, elle se voit contrainte d’intégrer une maison de soins palliatifs où elle y passera les huit derniers jours de sa vie sur Terre. Le récit est entrecoupé d’extraits du blog de Rabbit, où celle-ci partageait les étapes de sa maladie, de flash back de sa jeunesse, et de descriptions de ce qui se passe autour d’elle au moment où les traitements ne font plus effet et qu’il faut s’apprêter à lui dire au revoir.  

Rabbit a une famille qui déchire, et c’est précisément pour cette raison que j’ai adoré cette histoire, les liens familiaux sont retranscrits avec une telle justesse que j’ai été touchée du début à la fin par les relations entre les personnages. Elle est la dernière d’une fratrie de trois enfants. Sa grande soeur, Grace, est une femme et une mère comblée de quatre garçons tous plus drôles les uns que les autres et son frère Davey est un musicien célibataire et sans enfant parti vivre une vie plus marginale aux États-Unis. L’évolution des relations frères et soeurs entre l’enfance et le passage à l’âge adulte est abordée avec beaucoup de sincérité. On retrouve à travers eux la jalousie, l’amour pudique, les conversations sans gène, les disputes à la con et bien évidemment l’amour inconditionnel. Je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec mes trois frère et soeurs. Si leur lien est si fort, je pense que c’est grâce à leurs parents qui sont tous simplement géniaux : une mère qui dit tout haut ce qu’elle pense, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui ne manque jamais de faire une bourde et qui du haut de ses 75 ans sait bien y faire avec tout le monde, un père très proche de ses enfants, mari incroyable qui donnerait tout pour sa famille et pour les rêves de ses enfants. Rabbit n’a pas d’homme, ou du moins plus,  dans sa vie mais elle a Juliet, sa fille de 12 ans qui prend un rôle de soignante/mère depuis l’annonce de la maladie et qui ne rêve que d’une chose : devenir médecin pour guérir le cancer.  Elle est aussi très soutenue par sa meilleure amie d’enfance, Marjorie, une très belle femme indépendante qui fait partie de la famille depuis toujours et qui s’efforce d’être forte devant son amie de toujours. L’Amour de sa vie est très présent dans ses rêves, parti depuis longtemps, elle compte bien le retrouver. 

Pendant ses derniers jours, ses proches sont tout à fait perdus.. Faut-il dire la vérité à Juliet ? N’y a-t-il pas une dernière solution, un traitement miracle auquel on n’aurait pas pensé ? Qui s’occupera du Juliet quand sa mère ne sera plus là ? …

Ce roman réunit beaucoup d’ingrédients :  un humour à l’anglo-saxonne à s’en faire pipi dessus (j’ai découvert sans surprise que l’auteure faisait du stand-up avant d’écrire des livres !), une histoire d’amour à vous faire exploser le coeur, un récit d’une jeunesse bercée par les concerts de rock, un rêve de devenir célèbre grâce à la musique, des thèmes authentiques : la maladie bien sûr, mais aussi la souffrance familiale, la perte d’un proche, les difficultés d’un couple à traverser les épreuves de la vie, la solitude, l’éducation des enfants, l’adoption.. Tant de sujets qui font partie de notre quotidien. 

À travers ce roman j’ai retrouvé la vie de famille, simple, baignée d’amour, des préoccupations simples, des plaisirs simples loin de toute les futilités du monde d’aujourd’hui. 

Qu’est-ce qui est vraiment important pour nous ? Qu’est ce qui est le plus important dans nos vies ? Qu’est-ce qui fait sens ? Est-on entouré des gens que l’on aime ? Ces gens nous le rendent-ils bien ? 

En parallèle j’ai rencontré au cours de mon stage des personnes malades, parfois en début de parcours, parfois proches de dire au revoir à ce monde. J’ai également côtoyé leurs familles/amis, et leur souffrance. J’ai pris de belles leçons de vie et même si j’en avais déjà conscience avant je me suis souvent dit en rentrant le soir « Mais qu’est-ce qu’on s’emmerde avec des choses/gens qui n’en valent pas la peine ? » 

C’est maintenant qu’il faut vivre, maintenant qu’il faut dire aux gens qu’on aime qu’on les aime, maintenant qu’il faut s’occuper de soi et de ceux qui comptent. 

Nous sommes à une époque où on ne se rend plus bien compte de la chance que nous avons, d’ailleurs je pense que ce qui est en train de se passer actuellement va nous le rappeler. Tout comme on ne se rend plus bien compte des priorités, à titre individuel comme à titre collectif. 

Les derniers jours de Rabbit Hayes vous rappellera donc comme il est important d’être heureux maintenant mais vous fera également passer un excellent moment, bercé entre rires et larmes, les émotions sont garanties !

N’hésitez pas à me partager d’autres titres de romans sur le sujet, je les découvrirai avec plaisir ! 

Belle soirée à tous, prenez-soin de vous ET des autres. 

Marie.  

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